Le moine hiêrodiâcre VISARION IUGULESCU

 

Le père hiérodiâcre VISARION IUGULESCU est l'un des grands missionnaires que l'Eglise Orthodoxe Roumaine a connu durant les dernières décennies, un confesseur et un vivant profond de la foi orthodoxe.

Son activité de missionnaire, deroulée passionnément et inspirée par un amour ardent, située juste au milieu de la tradition chrétienne orthodoxe la plus pure, a eu un impact remarquable sur une grande masse de croyants.

Son discours vibrant et magnétique a attiré à une nouvelle vie spirituelle des milliers d'âmes, surtout des jeunes gens qui sont venus à la lumière de Christ, en remplissant les églises ce qui lui a valu le surnom de "miracle de nos jours", d'après l'opinion d'un prélat orthodoxe bien connu.

Son effort soutenu et continu ayant pour but la renaissance spirituelle des croyants a eu pour base l'enseignement des Saints Pères.

Il est né à Branesti, au district de Dâmbovita, au mois d'octobre1922. À son baptême il a reçu le nom Vasile. Dès son enfance il a eu des penchants pour l'activité de missionnaire spirituel. Il aimait beaucoup aller à l'église, manifestait une foi ardente et s'instruisait toujours en lisant les oeuvres des Saints Pères, animé du désir de savoir toujours mieux leur sagesse pour obtenir le salut de l'âme.

Il a contacté d'autres missionnaires chrétiens qui couraient les villages, afin d'enseigner la parole de Dieu ensemble. Ils se rendaient d'un village a l'autre et dans beaucoup d'églises. Même s'il était jeune, il tenait des homélies et renforcait la foi du peuple. Il peignait aussi des croix votives et des icônes pour accorder de l'aide missionnaire et il passait sa vie en conseillant et dirigeant les chrétiens vers la voie du Seigneur .

Pendant la guerre il est incorporé à Brasov, à la cavalerie. La discipline de l'armée fit sur lui une vive impression. Le dimanche, lorsque les soldats assistaient au service divin accompagnant leurs officiers, il chantait pour eux dans la stalle de l'église ou, avec la permission du prêtre prêchait l'evangile. Parti pour le front en Russie, ils participe aux luttes et il est fait prisonnier comme tous les soldats de sa compagnie. Pendant le voyage vers les camps de concentration de Siberie il s'évade et, par miracle, aidé par Dieu lui-même, il rentre en Roumanie .

Après la libération, il s'est retiré aux alentours de Brasov. C'est l'époque où il connaît beaucoup de pères spirituels, des missionnaires officiels qui propageaient dans tout le pays.

Entre 1948-1950, au jour le jour il a été missionnaire comme le père Damaschin (ancien supérieur du monastère Lainici) jusqu'au moment ou les autorités le leur ont interdit, par des mesures énérgiques. Le père Damaschin, qui appréciait beaucoup ses homélies et qui aimait sa fermeté et son état d'âme, l'a recommande au métropolite Irineu Mihalcescu et ainsi il reçoit l'ordination. Il devient hiérodiâcre missionnaire aux reliques de la Sainte Parascheva de Iasi. Il était âgé de 28 de ans.

Il connait entre temps l'association missionnaire orthodoxe du Patriarche Miron de Bucarest, le père Iosif Gafton, l'ecrivain Alexandru Lascarov Moldovanu, Vasile Ionescu, le père Toma Gherasimescu de "Margaritarele lumii" (Les perles du monde), l'un des missionnaires les plus importants du pays.

Ensuite éprouvant le besoin de solitude et, à la fois, désireux de mener une vie d'ermite, il se retire dans les montagnes de Reteiu; mais Dieu l'envoie de nouveau dans le monde, il est ordonné hiérodiâcre sous le nom de Visarion pour le monastère de Balaciu par le Très Saint évêque Antim Angelescu de Buzau le jour de 25 décembre1950 dans la Cathédrale Episcopale de Buzau.

Avec la bénédiction du supérieur il y a deroulé la même activité de renforcement spirituel en ayant beaucoup de disciples, devenus plus tard des moines, diâcres, prêtres, prieurs de monastères. Rappelons le vicaire général Ilarion Lupascu, ancien supérieur de l'ermitage "Prodromul" du mont saint Athos .

De Balaciu, appelé par le métropolite Efrem il arrive, accompagné par un grand nombre de disciples au monastère Cernica. Après avoir suivi les cours de guide, il est réparti au monastère de Snagov .

En 1960 il est touché de l'odieux decret par lequel on ordonnait que tous les monastères soit fermés et tous les moines jeunes soient chassés. Il devient chantre d'église et travaille dans plusieurs églises.

En 1973, il s'etablit à l'église Sfântul Nicolae Sârbi de Bucarest, ou, durant une dizaine d'annees, a deroulé une activité spirituelle infatigable. Il a enseigné continuellment la parole de Dieu, a soulagé et a apaisé les âmes troublées, en prêchant doucement, mais dirigeant toujours les âmes vers Christ.

Il impressionnait par sa voix angelique qui était prédestinée aux prières et aux psalmodies, entonnait dans la stalle les cantiques comme personne d'autre et surtout, éveillait les consciences par le pouvoir des vérités révélées dans les homélies qu'il professait devant le Saint Autel.

Aux yeux doux et intelligents, au visage angélique d'expression monaçale le père Visarion rayonnait une grande intensité de sentiments, une lumière comme celle de sa sainteté. On ne pouvait pas cacher sous le boisseau une lumière comme celle de sa saintete et, assez vite, une foule de jeunes gens s'est reunie auprès de lui. IL y avait plein du monde à l'église et elle devint insuffisamment vaste pour un si grand nombre de fidèles. Beaucoup d'eux accablés de péches, dès qu'ils étaient en contact avec sa sainteté, n'importe combien de vices eusseut-ils eus, ils se transformaient, renaissaient dans des hommes spirituellement sains.

Sa sainteté leur offrait des présents généreusement de petites croix, icônes, livres religieux contenant les enseignements saints, les vies des saints, prières, des livres qui, à cette époque-là, étaient de vraies perles à grande valeur, difficilement à trouver, des enregistrements avec des homélies édifiant la spiritualité, faits par les fidèles même pendant les homélies. Il était très difficile parfois de procurer beaucoup de ces choses-là et parfois on les obtenait par beaucoup de sacrifices.

Parmi ses dons il faut rappeler celui de peindre . Bien des icônes que sa sainteté a peintes ornent de nos jours encore les maisons des chrétiens ou les églises auxquelles elles ont été offertes sous forme de donation.

En ce qui le concerne, il préférait affirmer: "Je suis un peintre d'âmes".

Les actions charitables réalisé à l'aide des croyants également tenant compte des circonstances et des possibilités de ce moment-là avaient pour cible les hôpitaux, les asiles pour les vieillards et pour les orphelins, les familles en situations précaires, matériellement parlant, les enfants non-bâptisés connus dans les des orphelinats afin de les bâptiser, les personnes décédées qui n'avait personne pour les faire enterrer, même les hommes très doués pour la musique, peinture, sculpture, poèsie etc. étaient encouragés pour mettre leur talent au service de Dieu .

Peu à peu, ses actions ont provoqué des ressentiments, de l'envie. Il s'agit de ceux qui ne pouvaient pas agir à la même hauteur spirituelle que lui, et, à la suite de quelques manigances, en 1983, des enquetes ont eu lieu, des interrogatoires qui ont pris fin avec l'interdiction de prêcher.

Quoiqu'il ne fût coupable de rien, dès ce moment-là on lui a interdit l'accès dans l'église et on lui a imposé la retraite obligatoirement.

Moment difficile, tant pour sa sainteté, que pour les croyants qui étaient troubles de l'injustice qu'on lui avait faite. L'amour ardent de Dieu l'a aide et il accepta dignement et courageusement ces epreuves.

Les croyants qui l'avaient entouré se sont répandus dans plusieurs églises, en repondant aux sollcitations des prêtres; on a crêê ainsi de vrais foyers de foi qui rayonnaient tout autour.

Agissant avec beaucoup de sagesse, il va dérouler son travail de missionaire en cachette, comme "dans des catacombes" conformément aux circonstances et possibilités de cette époque-là.

Grâce aux conditions de vie et à cause des epreuves qu'il a traversées, la santé de sa sainteté a faibli.

Après les événements de décembre1989 on a créé plus d'espace de travail dans le domaine spirituel. Il a, dès ce moment-là, la possibilité de faire la catechisation vaste en procédant habilement et faisant rayonner la parole de Dieu pour les grandes masses d'auditeurs.

Il est invité par beaucoup de prêtres â Bucarest ou en province pour dire ses homélies dans beaucoup d'églises. Ses homélies sont considérées extraordinaires, ayant la mission d'eclairer les esprits, de renforcer la volonté et de sensibiliser les sentiments pour recevoir Visarion Iugulescu dans l'âme.

Il a continué, durant toute cette période, les actions pratiqués au service de l'Église et il a répondu à toutes les sollicitations venues de la part des prêtres. Des disciples zélés comme missionnaires ont deroulé avec beaucoup de succès des activités missionaires à l'aide de certains films religieux en diapositives accompagnés de commentaires qui emouvaient et troublaient les profondeurs de l'être.

Avec les disciples les plus proches il a édité la revue "Du pain et de l'eau pour l'âme", très solicitée et bien appreciée par les croyants de notre eglise, étant adressée à tous ceux qui veulent connaitre et vivre dans la foi orthodoxe.

Par tout ce qu'il a entrepris, il a demontré une profonde connaissance de l'âme humaine qu'il a dominné par son amour illimité.

L'activite du père Visarion dans l'église de Christ, son zèle missionnaire tel un apôtre, sa perseverance pour illuminer les âmes des croyants et les faires renaitre spirituellement, ont eu un écho puissant parmi les croyants de notre Eglise orthodoxe.

Sa forte personnalité est toujours vivante dans nos coeurs, nous l'admirons et l'aimons tant, garderons toujours sa forte personnalité dans nos coeurs.